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L’ennui est-il le chemin vers le bonheur ?

Parfois, plusieurs fois par jour, nous entendons les cris suivants de nos enfants : « Maman, Papa, je m’ennuiiiie », surtout en cette période de confinement. Certaines personnes craignent que leur enfant ne trouve pas d’activités ou de divertissements par lui-même, tandis que d’autres l’incitent à jouer de manière plus intense ou créative. Mais l’ennui, s’il est traité de façon particulière, peut être une grande opportunité de… se développer !

En tant que parents, nous nous demandons souvent si nous arrivons à stimuler correctement notre enfant, si nous arrivons à répondre à ses besoins et s’il a vraiment tout ce dont il a besoin. L’alarme « ennui » nous incite souvent à rechercher de nouvelles activités ou à analyser l’activité de l’enfant. Cependant, si l’on ignore un instant les cris de derrière la porte du style  « je n’ai rien à faire », il s’avère au bout de quelques minutes que l’ennui passe rapidement. C’est bon signe !

Un moment de développement

Commençons par une définition – selon le dictionnaire, « l’ennui est un sentiment de déprime, de découragement, causé par l’oisiveté, la monotonie de la vie ». Ce n’est peut-être pas exactement un état de confort mental, mais il peut être un moteur d’action vraiment efficace. Bien entendu, le plus important est que la motivation vienne des parties intéressées elles-mêmes, c’est-à-dire des enfants, et non de leurs parents. L’ennui devient souvent le début d’activités créatives et de jeux particulièrement intéressants, que l’enfant ne connaissait pas et qu’il n’avait ni essayés ni réalisés jusqu’à présent. C’est une excellente occasion d’apprendre à agir, d’apprendre comment influencer la réalité et comment trouver des solutions créatives.

Les psychologues, quant à eux, décrivent l’ennui comme l’une des meilleures voies vers l’apprentissage et… le bonheur ! C’est grâce à l’oisiveté, souvent comprise par les enfants comme de l’ennui, qu’ils peuvent expérimenter la sensation de libre circulation (autrement dit le « flow »), c’est-à-dire d’exaltation ou d’envol.

Le chemin vers le bonheur total

La sensation agréable de « flow » est basée sur une concentration et une implication intenses dans l’activité, avec une conscience minimale du monde qui vous entoure et la sensation que le temps passe vite. Elle se caractérise par l’absence de peur et d’anxiété. Une activité réalisée dans un état de « flow » est entreprise juste pour expérimenter cette activité. Bien que ce processus semble compliqué, cet état est quelque chose de tout à fait naturel pour les enfants, car il intervient pendant le jeu, l’observation ou le bricolage et l’expérimentation. Il peut s’agir de jeux avec des légos, de jeux dans la cuisine ou même de lancement d’objets – une liberté totale. L’amusement, le jeu sont réalisés juste pour éprouver du plaisir, un plaisir qui est dérivé de l’activité.

En jouant, l’enfant ne se concentre pas sur le but (sauf si nous pratiquons cette activité avec lui), les récompenses, les punitions ni les résultats éventuels. Le « flow » des enfants est le fait de se perdre totalement dans le plaisir qui résulte de la réalisation de l’activité elle-même. Les psychologues soulignent que les enfants qui le ressentent souvent apprennent mieux, sont créatifs et réussissent souvent bien à l’école. En tant qu’adultes, nous devrions apprendre cela d’eux !

Les défis sont importants

Dans ce cas, que peut-on faire pour encourager son enfant à poser la télécommande et à ne plus zapper incessamment d’une façon inerte ? Nous pouvons nous inspirer de la pédagogie appliquée par Maria Montessori, qui a recommandé d’orienter les actions de l’enfant vers des tâches légèrement plus difficiles que ses compétences, en relevant doucement la barre. Les activités proposées dans cette approche sont suffisamment difficiles pour permettre à l’enfant d’acquérir de nouvelles compétences, mais pas au point de lui causer de la frustration et de la résignation. En conclusion, nous voulons que l’enfant se sente maître de la situation malgré les exigences élevées de la tâche.

Pour aider notre enfant à faire face à l’ennui, nous devons être attentifs. Nous devons surveiller ce qu’il fait quand il s’ennuie, l’orienter, lui lancer des mots-clés, l’encourager à réfléchir, lui montrer le bon exemple. N’oublions pas que tout peut naître dans la tête d’un enfant, nous sommes censés être juste une petite étincelle qui aide à allumer un feu d’inspiration.