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Les troubles de l’intégration sensorielle ne connaissent pas de limite d’âge

Vous trébuchez constamment, faites tomber des objets et vous êtes souvent « maladroit » en présence d’autres personnes ? Peut-être connaissez-vous quelqu’un qui n’aime pas se démarquer, qui préfère rester à l’écart et éviter les foules ? Vous connaissez aussi sûrement quelqu’un qui est constamment en mouvement, qui ne peut pas rester en place et qui aime les sensations extrêmes. Bien que ces descriptions semblent n’être qu’une simple juxtaposition de différents types de caractères, elles peuvent en réalité présenter des caractéristiques de personnes souffrant de troubles de l’intégration sensorielle.

On parle de troubles de l’intégration sensorielle lorsque le système nerveux perçoit et organise incorrectement les stimuli environnementaux et réagit d’une manière inappropriée par rapport à eux- émotionnellement et/ou physiquement. Bien que ce type de troubles soit généralement associé à l’enfance, il convient de souligner qu’il peut avoir lieu à l’âge adulte, ou pendant la vieillesse. Avec l’âge, généralement ces troubles évoluent et prennent d’autres formes.

L’âge n’a pas d’importance

De nombreux adultes sont touchés par des troubles de l’intégration sensorielle, mais seule une poignée d’entre eux en sont conscients. En outre, avec l’âge, l’efficacité de notre système nerveux et des processus de traitement sensoriel est réduite, de sorte que l’on peut supposer que « dans la vieillesse » chacun de nous présentera ce genre de dysfonctionnements.

« Les résultats de la recherche scientifique suggèrent qu’en vieillissant, le volume du cerveau et l’épaisseur du cortex diminuent, et que des déficiences dans la myélinisation des fibres nerveuses apparaissent. Il en résulte une diminution de l’efficacité de la transmission nerveuse et donc de la sensibilité somatosensorielle ».

(« Les troubles du traitement sensoriel et la qualité de vie des personnes de plus de 50 ans », Trimestriel de l’intégration sensorielle n° 4, décembre 2016).

Les adultes présentent donc les mêmes troubles sensoriels que les enfants, c’est-à-dire dans les domaines de la modulation sensorielle, des troubles moteurs et de la différenciation sensorielle.

Les troubles sensoriels chez l’adulte – Quels sont-ils ?

La perturbation sensorielle la plus courante chez l’adulte est sans aucun doute la modulation anormale, c’est-à-dire les réactions inadéquates du système nerveux en réponse à un stimulus donné. Cette réaction peut être trop forte, trop faible ou… inexistante. Parmi elles, les plus grandes difficultés de fonctionnement au quotidien sont dues à l’hypersensibilité sensorielle, c’est-à-dire à une réaction excessive aux stimuli tactiles, auditifs, visuels et olfactifs, entre autres.

« Les adultes qui réagissent de manière excessive aux stimuli environnementaux semblent vivre leur vie quotidienne d’une manière très différente de celle des autres adultes. Ils décrivent leurs expériences quotidiennes comme agaçantes, pénibles, désorganisées, déconcentrées. Ils passent un temps excessif à s’occuper de leurs propres réactions aux stimuli environnementaux, et cette situation entraîne un sentiment d’épuisement et souvent d’isolement. (Kinnealey, Oliver, Wilbarger, 1995, Oliver 1990).

D’autre part, un type de trouble moteur concerne les problèmes de coordination, d’équilibre ou de maintien d’une posture correcte en position assise ou debout. Les troubles de la différenciation sensorielle, en revanche, sont des difficultés à remarquer les différences entre les stimuli d’une même modalité : les stimuli tactiles, lorsque nous avons par exemple du mal à trouver nos clés dans notre sac à main, ou les stimuli visuels, lorsque nous ne remarquons pas un objet dans notre champ de vision.

Les signes des troubles de l’intégration sensorielle chez l’adulte

Les troubles sensoriels affectent considérablement le fonctionnement quotidien et la capacité à réguler et à contrôler les émotions. C’est pourquoi ils seront apparemment caractérisés par des réactions et des comportements normaux, comme :

– le fait d’éviter certains types de vêtements et de matériaux,

– l’aversion pour les endroits bondés ou vides,

– la colère dans un embouteillage ou une file d’attente,

– la réticence à marcher sur des surfaces inégales,

– la peur de l’avion,

– le mal des transports,

– le fait de vouloir éviter de prendre l’ascenseur,

– une distraction excessive en réalisant un travail dans une pièce avec des bruits de fond,

– un certain déséquilibre.